Reconversion professionnelle : les disciplines artistiques

Reconversion professionnelle : les disciplines artistiques

Après un burn-out, souvent dû à une activité professionnelle non adaptée ou à des conditions de travail trop difficiles, beaucoup choisissent une reconversion dans un domaine artistique. C’est un choix logique et louable puisque les domaines artistiques permettent à l’individu de s’épanouir personnellement à travers une expression créative, de prendre le temps de s’écouter, et de vivre à son rythme.

Mais il ne faut pas oublier que les métiers artistiques présentent eux aussi leurs difficultés. Surtout si justement, on souhaite en faire sa première source de revenus, et non une simple activité annexe. Pour vivre au mieux sa reconversion professionnelle et atteindre l’épanouissement recherché, il est donc important de se préparer à l’avance, en se renseignant sur les réels débouchés des secteurs artistiques qui nous intéresse, pour prendre la juste mesure des efforts qu’il faudra fournir, de l’investissement de temps et d’argent, et du savoir-faire à acquérir pour avoir une chance de s’en sortir convenablement.

Reconversion professionnelle : devenir céramiste-potier

La première chose à faire lorsqu’on s’intéresse à une discipline artistique est de se rapprocher de personnes exerçant déjà le métier en question. À savoir qu’une grande majorité des métiers artistiques s’adressent directement à ses clients : sculpteurs, peintres, céramistes, décorateurs d’intérieur, etc. Vous présenter sur leurs points de vente comme un magasin ou un marché dédié à l’art en question, comme un marché de potier, par exemple, vous permettra d’engager la conversation, et de découvrir les ressentis de ceux qui sont déjà passés par vos questionnements. Vous découvrirez d’ailleurs que beaucoup ont eux-mêmes effectué une reconversion professionnelle, et leur parler sera réconfortant : vous n’êtes pas seul dans votre situation.

Même si ces artistes n’ont pas pignon sur rue, comme peut-être les décorateurs d’intérieur, n’hésitez pas à les contacter : eux aussi sont passés par là, et il est toujours agréable de pouvoir faire redescendre l’ascenseur, de conseiller ceux qui viennent après soi. Enfin s’il s’agit d’une profession dont les acteurs semblent hors de portée, comme souvent dans le stylisme de haute couture, il est toujours possible de s’adresser aux écoles, qui sont là pour former leurs élèves, mais aussi orienter les aspirants, puisqu’ils ont une connaissance approfondie du milieu.

Les meilleures écoles semblent souvent difficiles d’accès au premier abord, car elles sont très demandées : elles organisent d’ailleurs la plupart du temps des concours d’entrée. Mais rien ne vous empêche de les appeler pour quelques premiers renseignements. On vous invitera généralement à vous rendre aux portes ouvertes de l’école, organisées justement pour présenter la discipline et ses débouchés, et où vous pourrez poser toutes les questions que vous voudrez.

Reconversion professionnelle, exemple d’une discipline : devenir céramiste-potier

Le métier de céramiste-potier est axé sur la fabrication de poteries en porcelaine, en grès ou en faïence. Pour en savoir plus sur ce métier, consultez les sites dédiés à la formation de céramique.

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Pour être complet, le programme de la formation doit comprendre a minima le tournage, l’émaillage, la cuisson des poteries, la fabrication des émaux et de moules en plâtre.

Vous pouvez vous former en vue d’obtenir le CAP tournage en céramique, car même s’il n’est pas indispensable pour s’installer à son compte, il peut être très utile pour obtenir des aides diverses, et pour être embauché comme professeur dans des associations ou des écoles de céramique.

Pour vivre de cet art, il faut être toujours en recherche, beaucoup s’entraîner, accepter de recommencer sans cesse jusqu’à trouver la technique qui permet de réaliser ce que vous souhaitez. Les petites fabriques industrielles ayant quasiment toutes disparu, les débouchés ne sont pas en tant que salarié dans une fabrique, mais en tant que travailleur indépendant, installé à son propre compte.

La vente peut se faire sur place, si vous décidez d’avoir un atelier ouvert, et une boutique ouverte au public, ou dans des marchés de potier si vous pouvez installer un stand lors d’expositions temporaires organisées par des potiers, ou dans des boutiques de revendeurs, ou encore, dans des galeries d’art, si vous créez des pièces uniques. Dans tous les cas, le travail en solitaire dans l’atelier peut être complété par des relations sociales riches avec d’autres potiers, des galiéristes, ainsi qu’avec les clients.

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